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L'AVIAM est en deuil.

En deuil de son Président Fondateur, le Bâtonnier fédia JULIA qui a consacré une grande partie de son temps de retraite à la défense des victimes d'accidents médicaux. Celles-ci lui doivent beaucoup car, sans son action, la loi d'indemnisation du 4 mars 2002 n'aurait probablement pas vu le jour.

Rappelons qu'à la suite d'un accident médical grave qui a frappé l'un de ses proches, il a entamé une procédure judiciaire et, après treize ans de procédure, a obtenu du Conseil d'Etat, un arrêt mémorable qui a fait jurisprudence et qui a permis de mettre en cause la responsabilité médicale pour une faute simple et non pas une faute lourde comme précédemment.

Mais il ne s'est pas contenté de ce succès judiciaire et, après avoir constaté que les victimes d'accidents médicaux étaient contraintes, le plus souvent, d'engager une procédure longue, coûteuse, pénible et toujours aléatoire pour obtenir une légitime indemnisation, il a lutté de toutes ses forces pour qu'une loi intervienne afin de réparer cette injustice inacceptable.
A cet effet, il a adressé à tous les parlementaires en septembre 1992, un texte de proposition de loi qu'il a mis au point avec le concours d'avocats et de professeurs de droit mais, le problème n'étant pas mûr en l'absence de statistiques précises sur cette question, ce projet n'a pas fait l'objet d'un examen par le parlement.

Cependant, le combat a été poursuivi et a abouti neuf ans après, à la loi de 2002 qui a déjà permis à plusieurs milliers de victimes d'aléas thérapeutiques de bénéficier d'indemnisations importantes au titre de la solidarité nationale.

Bien que son état de santé se soit progressivement dégradé au fil des ans, le Bâtonnier JULIA n'a jamais cessé de s'intèresser à ce problème et sa belle-fille - Marie-Solange JULIA, qui a repris le Présidence de l'AVIAM et qui participe à l'important travail accompli par le C.R.C.I Ile de France, l'a constamment tenu au courant de l'application de la loi et du bénéfice qu'en retiraient les victimes.

Le Bâtonnier JULIA nous a donc quittés au terme de sa longue vie avec le sentiment d'avoir bien oeuvré pour ces victimes.
Qu'il repose maintenant en paix près de son épouse, sans l'appui de laquelle il n'aurait pas mener à bien sa lourde tâche.